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TITAN KAIROS
Les dossiers

Comment faire progresser son cardio sans se griller ?

Le cardio se dose, et le dosage monte avec toi

Presque tout le monde attaque le cardio par le mauvais bout : en montant l’intensité. C’est le levier qui fait le plus mal, qui rapporte le moins tôt, et qui casse le plus de reprises.

La méthode Titan fait monter le cardio par 3 leviers, toujours dans cet ordre : le volume d’abord, l’intensité ensuite et tard, la répartition en dernier.

Le cardio porte la force

Un cardio bien dosé n’est pas un supplément qu’on ajoute quand il reste du temps. C’est ce qui te fait encaisser les séances lourdes, récupérer entre elles, et durer sur un cycle entier. Le lourd sans moteur, c’est un athlète qui tient trois semaines puis s’effondre.

Un débutant et un pratiquant confirmé ne font donc pas le même travail de cardio, même quand ils visent la même chose. Le corps se construit dans un ordre, et cet ordre est le sujet de cette page.

Levier 1, le volume

Tu commences par 20 minutes faciles, en continu. Puis 30, 2 à 3 fois par semaine. Puis 45. Puis 60.

C’est la marche la plus simple et la plus rentable : le temps que tu passes à construire ton souffle s’allonge à mesure que ton corps encaisse. Rien d’autre ne bouge tant que ce levier n’est pas installé.

Levier 2, l’intensité, et elle arrive tard

Du début jusqu’au niveau intermédiaire, tout se fait en aisance, à une allure où tu peux encore tenir une conversation. Le travail dur, le vrai, celui qui pique, ne s’ouvre qu’au niveau avancé.

Ce n’est pas de la prudence excessive, c’est de l’ordre : on ne pose pas un toit avant les fondations. L’intensité posée sur une base absente donne trois bonnes semaines, puis une blessure ou un abandon.

Levier 3, la répartition

Au début, l’essentiel de ton cardio est facile et une petite part seulement est exigeante. À mesure que la base s’ancre, le rapport se resserre vers ce que font les athlètes de fond : beaucoup de facile, un peu de très dur, presque rien au milieu.

C’est le levier le plus contre-intuitif. Progresser en cardio, c’est passer plus de temps à un rythme qui semble trop confortable.

Ce qui ne change jamais

Même au sommet, le cardio garde sa place. Il ne devient jamais l’objectif unique, mais il ne disparaît pas : un socle d’endurance facile reste là en permanence, et selon ta voie quelques efforts plus vifs viennent l’aiguiser. Le souffle continue de se construire tant que le corps suit.

Les autres questions chiffrées sont sur la page des réponses.